Le soldat inconnu russe

Relève de la garde au monument du soldat inconnu russeLa tombe du soldat inconnu russeMonument du soldat inconnu russePhoto aérienne

 

Le monument du soldat inconnu russe est un monument dédié aux soldats soviétiques morts pendant la seconde guerre mondiale, sur le front est, entre 1941 et 1945.

Sous ce monument, repose la dépouille mortelle d’un soldat soviétique, exhumée d’une fosse commune au kilomètre 41 de l’autoroute vers Leningrad, où eurent lieu des combats acharnés. Le transfert solennel de la dépouille a eu lieu en décembre 1966, à l’occasion du 25ème anniversaire de la victoire sur les troupes nazies dans la région de Moscou en 1941.

Le tombeau du Soldat Inconnu, sur lequel est gravé l’inscription : « Ton nom est inconnu, ton exploit est immortel », a été inauguré officiellement le 08 mai 1967. Depuis cette date, brûle la Flamme Éternelle, allumée grâce à un flambeau provenant du mémorial du Champ de Mars de Leningrad.

A la gauche du tombeau, une inscription sur le mur de granit : « 1941 – A tous ceux tombés pour la Mère Patrie – 1945 ».

A la droite du tombeau, le long d’une allée, sont alignées dix stèles consacrées aux villes-héroïnes de la seconde guerre mondiale, qui ont fait preuve d’un courage particulier dans l’épreuve : Leningrad, Kiev, Volgograd, Odessa, Sébastopol, Minsk, Kertch, Novorossiysk, Toula, Brest.

Le monument du soldat inconnu russe est situé dans le jardin Alexandre.


Archives pour la catégorie LES SOLDATS INCONNUS

Le tombeau du soldat inconnu belge à Paris

Le tombeau des soldats belges  au cimetière du Père Lachaise

 

Le 8 octobre 1922, a été inhumé au cours d’une brève cérémonie, un soldat belge inconnu, en mémoire de tous les soldats belges tombés sur le sol français au cours de la première guerre mondiale.

Le tombeau du soldat inconnu belge à Paris est situé dans le cimetière du Père-Lachaise.

 

 

Le soldat inconnu grec

Carte d'AthènesLa tombe du soldat inconnu grecEvzoneGarde grec

 

La décision d’ériger un monument à la mémoire du soldat inconnu a été prise en 1928 et la réalisation a eu lieu entre 1929 et 1930.

Le monument est situé à côté du parlement grec, en face de la place de Syntagma à Athènes. Au dessus de la tombe, le principal élément du monument est un bas-relief représentant un soldat grec, lourdement armé, mourant au combat. La tombe est gravée avec des textes appartenant à la prière funéraire de Périclès et les murs de la place sont décorés avec des boucliers en bronze qui rappellent les différentes victoires grecques depuis 1821.

Le monument a été inauguré le 25 mars 1932. Le choix de la date  n’est pas anodin : le 25 mars correspond au début de l’insurrection grecque contre l’empire ottoman (25 mars 1821).

Le monument est gardé nuit et jour par deux Evzones (ou Tsoliades), unité d’élite de la garde présidentielle. La relève a lieu toutes les heures. Le corps des Evzones a été créé par le roi Othon, pour servir à l’origine, de garde personnelle à la famille royale.

L’uniforme  de ce corps d’élite de l’armée de terre grecque reprend la tradition d’un costume porté dans le sud de la Grèce au 19ème siècle. Le béret en feutre rouge symbolise le sang versé pour la révolution contre l’occupation ottomane. Les pompons noirs représentent les larmes qui ont coulé pendant l’occupation ottomane. Les 400 plis de la jupe (30 mètres de tissu) symbolisent les 400 années, pendant lesquelles les Grecs ont été réduits à l’esclavage. Les chaussures en peau de porc, sont traditionnelles, entièrement faites à la main et ornées d’un pompon noir.

Deux cérémonies suivies de défilés militaires ont lieu chaque année devant le monument du soldat inconnu.
Elles ont lieu le 25 mars, journée nationale célébrant l’indépendance de la Grèce et le 28 octobre. Le 28 octobre est appelé le « jour  Non  », et commémore le refus catégorique de Ioannis Metaxas à l’ultimatum de Benito Mussolini en 1940, quant à l’utilisation du sol grec pour envahir l’Albanie. Ce refus catégorique, simple mais clair, avait propulsé la Grèce dans le conflit de la seconde guerre mondiale
.

Le soldat inconnu italien

Le cercueuil du soldat inconnu italienArrivée de la dépouille à Rome en 1921Cérémonie à Rome en 1921Monument du soldat inconnu italienLa tombe du soldat inconnu italienLe tombeau et sa garde aujourd'hui

 

En 1920, le colonel Giulio Douhet, propose d’honorer les soldats italiens tombés lors de la « grande guerre » à l’image des initiatives prises en France et dans d’autres pays. Il fut donc décidé de créer la tombe du Soldat Inconnu dans le monument Vittoriano situé sur la Piazza Venezia à Rome et c’est sous la statue de la déesse Roma que le corps d’un soldat inconnu italien a été enterré.

Le choix fut confié à Maria Bergamas, originaire de Trieste, mère d’Antonio Bergamas, qui avait déserté de l’armée autrichienne pour s’engager dans l’armée italienne et était tombé au combat, sans que son corps ne soit retrouvé.

Le 26 octobre 1921, dans la Basilique d’Aquileia, Maria Bergamas devait choisir parmi onze soldats inconnus, rapportés de différentes zones du front. Maria se tenait devant les onze cercueils alignés, et, après être passée devant les premiers, ne réussit plus à avancer. En criant le nom de son fils, elle s’affala au sol devant un cercueil, et le choix fut ainsi décidé.

Le cercueil désigné fut placé sur l’affût d’un canon et, accompagné par des rescapés décorés de la grande guerre, il fut ensuite déposé dans un wagon spécialement réservé. Les autres dix corps restés à l’Aquileia furent enterrés dans le cimetière militaire qui entoure le temple romain. Le voyage sur la ligne Aquileia-Venise-Bologne-Florence-Rome s’effectua à vitesse modérée, de manière à ce que, près de chaque gare, la population puisse honorer le soldat tombé. Une foule immense patienta pendant des heures pour rendre honneur au soldat. Le train s’arrêta pratiquement dans toutes les gares.

A Rome, le roi Victor Emmanuel III, les drapeaux de tous les régiments, ainsi que toutes les associations de combattants, des veuves et des mères de soldats morts, ont rendu hommage au Soldat Inconnu, qui fut porté à Santa Maria degli Angeli par des combattants décorés.

Le corps fut inhumé dans le monument le 4 novembre 1921.

Le soldat inconnu australien

Funérailles d'un soldat australien en 1916Jeunes filles françaises devant des tombes de soldats australiensArrivée du soldat inconnu australienVétéran lors de la cérémonie le 11-11-1993La tombe du soldat inconnu australien

 

Plus de 310 000 soldats australiens ont participé à la première guerre mondiale, dont 180 000 sur le front occidental en Belgique et dans le nord de la France. Les pertes australiennes ont été de 60 000 morts dont 48 000 sur le front occidental (11 000 tombes de soldats inconnus).

Depuis le 11 novembre 1920, tous les pays membres du Commonwealth rendaient hommage à tous les soldats morts pendant la première guerre mondiale en un lieu unique : la tombe du soldat inconnu dans l’abbaye de Westminster (Londres). 

En 1993, l’Australie érige un mémorial à Canberra afin d’honorer ses propres soldats morts.

La dépouille d’un soldat a été exhumée le 02 novembre 1993 parmi les tombes de soldats inconnus du cimetière Adélaïde de Villers-Bretonneux (80). Le Soldat inconnu repose, depuis le 11 novembre 1993, dans une tombe sous le dôme du hall du souvenir du Mémorial australien de la guerre. Pendant 75 ans, il a reposé en France sous une stèle au carré III, rangée M, tombe 13 au cimetière d’Adélaïde.

Une poignée de terre de France fut déposée sur le cercueil, par un ancien combattant de la première guerre mondiale du front occidental, Robert Comb. Pendant la cérémonie funéraire, Robert Comb a jeté ce symbolique morceau de France dans la tombe et on l’entendit dire : « Ça y est, mon gars, t’es chez toi ». Cette poignée de terre provenait du site du moulin de Pozières où 7 000 soldats australiens sont morts en l’espace de 6 semaines.

Sources : soldat inconnu australien (site en français)

Le soldat inconnu néo-zélandais

Pierre tombale dans le cimetière de Catterpilar valleyGarde d' honneur des militaires français à la cérémonie de LonguevalCérémonie à LonguevalArrivee de la dépouille à Wellington le 10 novembre 2004La tombe du soldat inconnu à Wellington

 

Depuis le 11 novembre 1920, la Nouvelle Zélande était comme tous les pays membres du Commonwealth.

L’hommage rendu aux soldats tombés pendant la première guerre mondiale n’existait qu’en un lieu unique : la tombe du soldat inconnu dans l’abbaye de Westminster (Londres).

En novembre 2004, la dépouille d’un soldat inconnu néo-zélandais a été exhumée du cimetière Caterpillar Valley de Longueval (80). Ce soldat a reposé pendant 86 ans en France sous une stèle au carré 14, rangée A, tombe 27. Le 06 novembre 2004, une cérémonie officielle a eu lieu en présence d’autorités néo-zélandaises, françaises et maori.

Lors de la cérémonie à Longueval, le commandant en chef des forces défensives néo-zélandaises, le général du corps aérien Bruce Ferguson, prononça les mots suivants : « Je lui ai dit que nous le ramenions chez lui, et que ceux qui le ramènent sont des soldats de l’armée de l’air, de l’armée de terre et de la Marine, passés et présents. Je lui ai demandé d’être le gardien de tous les membres de l’armée qui sont morts pendant leur service dans l’armée. Et je lui ai promis que le peuple de Nouvelle-Zélande sera en retour son gardien ».

Le soldat inconnu a été rapatrié en Nouvelle Zélande, et repose depuis le 11 novembre 2004 au mémorial national de guerre de Wellington.

Sources (anglais) article

Le soldat inconnu belge

Le catafalque en gare du nord à Bruxelles en 1922Hommage du roi des BelgesL'inhumation du soldat inconnu belge le 11 novembre 1922La tombeLa garde au tombeau en 1925La base de la colonne du congres à Bruxelles

 

En 1922, la Belgique décide de rendre un solennel hommage à ses fils tombés au Champ d’Honneur et spécialement à ceux sur la tombe desquels personne n’ira jamais se recueillir : « les soldats inconnus ».

Le 10 novembre 1922, cinq cercueils sont placés en arc de cercle dans la chapelle ardente, érigée spécialement à cet effet dans la gare de Bruges. Ces cercueils contiennent les corps de cinq soldats belges non identifiés, tombés sur un des cinq principaux champs de bataille : Liège, Namur, Anvers, la Flandre et l’Yser. Le même jour, le brugeois Raymond Haesebrouck, aveugle de guerre, est amené à la gare de Bruges.

A la demande du Général de Longueville, il désignera un des cinq cercueils. Raymond Haesebrouck choisit le quatrième cercueil. Celui-ci servira dorénavant de symbole pour tous ceux qui se sont sacrifiés pour la Patrie et qui sont enterrés sous une croix anonyme. 

Le 11 novembre, un train spécial emporte le corps jusqu’à la gare du Nord à Bruxelles, où le cercueil est posé sur une prolonge d’artillerie. Le cortège funèbre se dirige vers la Colonne du Congrès. Sur le parcours, les invalides de guerre ainsi que les déportés forment une haie d’honneur. En présence de la Famille Royale, la dépouille est inhumée avec tous les honneurs.

Depuis, la portée symbolique du monument et de la cérémonie d’hommage annuelle ont été étendues aux victimes d’autres conflits et aux militaires en mission de maintien de la paix. Après la Seconde Guerre mondiale, une deuxième dalle est posée sous la première. Une troisième est installée en 1998 portant l’inscription « Aux Belges tombés au service de la paix depuis 1945 ».

Le soldat inconnu français à Bruxelles Laeken

Hommage de la Belgique au soldat inconnu français en 1927Monument LaekenMonument du poilu français à Bruxelles LaekenMonument du soldat inconnu français à Laeken

 

L’armée française était présente au front lors de toutes les batailles en Flandre de 1914 à 1918.

Afin d’honorer les 50 000 soldats français morts sur le sol belge, la Belgique a édifié un monument à la mémoire de tous les Poilus et en particulier, à ceux qui sont inhumés dans des tombes anonymes (6340 tombes anonymes réparties dans 41 cimetières).

Un hommage national a été rendu aux Poilus et le monument a été inauguré le 17 juillet 1927 à Bruxelles. Il est situé devant l’entrée du cimetière près de l’église Notre-Dame de Laeken.

C’est devant ce monument que se retrouvent des anciens pour les commémorations relatives à la France, telle que le 14 juillet (notre fête nationale) ou plus particulièrement la bataille de Camerone (Cérémonie le 25 avril 2009 à Laeken).

Le soldat inconnu britannique

le roi Georges VLondres le 11/11/1920Cenotaphe WhitehallAbbaye de WestminsterTombe du soldat inconnu

 

A l’entrée ouest de l’Abbaye de Westminster, la chapelle de Sainte-Croix abrite une tombe vénérée où repose un soldat inconnu. Il représente les milliers d’hommes et de femmes qui ont donné leur vie au cours de la première guerre mondiale, pendant qu’ils servaient les forces armées du Commonwealth. Cette tombe symbolise la vaillance et le sacrifice de tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur pour la cause de la liberté.

C’est un aumônier de l’armée britannique qui proposa d’enterrer un soldat inconnu dans l’abbaye de Westminster. Dans le jardin de son cantonnement, près d’Armantières, il avait remarqué une humble croix de bois portant cette inscription au crayon : « Un soldat britannique inconnu ».

La suggestion du révérend fut acceptée après la guerre. En novembre 1920, six corps inconnus furent retirés de la plaine des Flandres et des terres d’Artois et de Picardie. Dans une chapelle ardente temporaire érigée à Saint-Pol, un officier supérieur se fit bander les yeux et désigna ainsi l’un des cercueils, qui fut par la suite transporté à Boulogne, puis mis à bord d’un destroyer britannique, pendant qu’un destroyer français lui rendait les honneurs. Six autres destroyers de la Royal Navy accompagnèrent la dépouille du soldat inconnu durant la traversée de la Manche.

Les funérailles eurent lieu le jour anniversaire de l’Armistice, le 11 novembre 1920. Le roi Georges V et ses trois fils marchaient derrière la prolonge d’artillerie qui portait le cercueil. Les porteurs honoraires comprenaient les chefs de la Royal Navy, de l’armée britannique et de la Royal Air Force. En route vers l’abbaye, le cortège funèbre s’arrêta à Whitehall où le roi dévoila un cénotaphe dédié aux « Glorieux Morts ». La dépouille du soldat inconnu fut ensuite déposée à l’Abbaye de Westminster dans un caveau et recouverte de terre provenant des champs de bataille qu’on avait transportée dans cent sacs.

Au pied de la tombe, est gravée une phrase dont voici la traduction :

« Il fut enterré parmi les rois parce qu’il avait honoré dieu et contribué à l’édification de son royaume ».

C’est devant ce caveau qu’a lieu chaque année une commémoration rassemblant les sommités de la Grande-Bretagne, ainsi que de nombreux citoyens du Commonwealth. Recueillis et silencieux, ils défilent par milliers devant ce symbole immortel d’un sacrifice collectif sans précédent dans l’histoire.

Le soldat inconnu canadien

Arrivée du soldat inconnu au Canadale retour de la dépouille du soldat inconnu canadienla tombe du soldat inconnu canadienRemise de déorationla montée sur le front

Depuis le 11 novembre 1920, un unique soldat inconnu dans l’abbaye de Westminster (Londres) représentait les morts de la première guerre mondiale non identifiés du Canada et d’autres pays du Commonwealth.

En l’an 2000, la Canada a inauguré sa propre tombe du Soldat Inconnu. Ce projet a commencé il y a plusieurs années à l’instigation de la Légion royale canadienne qui a proposé cette initiative à titre de projet du millénaire. La réalisation du projet fut assurée par le gouvernement du Canada sous la direction d’Anciens Combattants Canada.

La dépouille d’un soldat a été choisie parmi les 6846 soldats canadiens anonymes de la première guerre mondiale, pour être rapatrié au Canada et inhumé à nouveau au monument commémoratif de guerre d’Ottawa.

Le soldat inconnu venait d’un cimetière des environs de la crête de Vimy. Sa dépouille a été exposée en chapelle ardente dans le hall d’honneur de l’édifice du centre du Parlement, du 25 au 28 mai 2000, où des dizaines de milliers de personnes sont venues lui rendre un dernier hommage.

Dans l’après-midi du 28 mai 2000, le cercueil du Soldat Inconnu fut placé sur un affût de canon hippomobile fourni par la gendarmerie royale du Canada et transporté de la colline du Parlement jusqu’au monument commémoratif de guerre du Canada. Dans le cadre d’une cérémonie télédiffusée à l’échelle nationale, le soldat inconnu fut inhumé dans un sarcophage spécial devant le monument commémoratif. Au cours de celle-ci, de la terre provenant de chaque province et de chaque territoire du Canada, ainsi que de la France, a été versée sur le cercueil.

La tombe du soldat inconnu a été créée en vue d’honorer les quelque 116 000 Canadiens qui ont sacrifié leur vie pour la cause de la paix et de la liberté.

Cet endroit est devenu un lieu important de commémoration, particulièrement le 11 novembre lors du service pour le Jour du Souvenir.