D’où vient l’appellation « Chemin des Dames » ?

 

D’où vient l’appellation « Chemin des Dames » ? dans LE SAVIEZ-VOUS ? Adela%C3%AFde-et-Victoire-de-France-150x91

Adélaïde et Victoire de France

 

Le « Chemin des Dames », haut lieu de mémoire de la première guerre mondiale, doit son nom au chemin qu’empruntaient Victoire et Adélaïde, filles de Louis XV, pour se rendre au château de la Bove.


Archives pour la catégorie LE SAVIEZ-VOUS ?

D’où vient l’expression « cordon bleu » ?

 

 D’où vient l’expression « cordon bleu » ? dans LE SAVIEZ-VOUS ? Le-cordon-bleu-91x150

 

D’après « Petites ignorances de la conversation » – Charles Rozan – 1856

 

L’ordre du Saint-Esprit, institué par Henri III en 1578 et réuni par ce roi à l’ordre de Saint-Michel que Louis XI avait créé en 1469, n’était pas, comme tant d’autres qui sont venus depuis, un ordre banal auquel chacun pouvait prétendre. Il ne comptait que cent membres (87 chevaliers, 9 commandeurs et 4 grands officiers du royaume).

Le roi était le grand-maître de l’Ordre. Le dauphin, les fils et petits-fils de France, chevaliers de droit, étaient reçus à l’époque de leur première communion, ainsi que les princes du sang. Les princes étrangers devaient avoir 25 ans, les ducs et les gentilshommes, 35, et l’on n’était admissible, en tout cas, que si l’on avait au moins trois générations de noblesse paternelle.

Le cordon auquel était attachée la croix de l’Ordre était bleu ; il se portait en sautoir de l’épaule gauche au côté droit, et les chevaliers étaient communément désignés sous le nom de cordons bleus. On appelait de même cordons rouges les commandeurs de l’ordre de Saint-Louis.

Le cordon bleu étant une distinction toute particulière, réservée à un petit nombre parmi ceux qui occupaient un rang très élevé dans la société, on prit l’habitude de donner, par comparaison, le nom de cordon bleu aux personnes d’un mérite supérieur : le cordon bleu d’une communauté ; c’est notre cordon bleu.

Cette comparaison fit si bien son chemin qu’elle alla sans encombre jusqu’à la cuisine : les célébrités dans l’art de Vatel et de Carême étaient aussi des cordons bleus. Ce qu’il y a de plaisant, c’est que cette dernière comparaison est la seule qui soit restée dans la langue.

L’ordre du Saint-Esprit a été aboli à la révolution, rétabli par la restauration, et aboli de nouveau en 1830. Toutes les dignités comme toutes les idées qui se rattachaient à cet Ordre ont disparu avec lui.

Le cordon bleu, relégué dans la défroque des illustres aïeux, appartient à l’histoire, et il ne sert plus dans notre langage figuré à rappeler un grand mérite ou un grand nom.

Il n’y a plus maintenant d’autre cordon bleu qu’une bonne cuisinière. Seule la cuisinière a résisté ; elle est demeurée seule debout au milieu des caprices et des fluctuations de la politique. Rien de plus juste, au reste : on peut abolir, selon les temps ou le bon plaisir des hommes, les hochets de la vanité, on n’abolit pas la cuisine.

Voilà d’où descendent les grands noms en passant par les grands hommes pour aboutir aux petites choses. Il y a trois siècles, le grand maître des cordons bleus était Sa Majesté le roi de France Henri III. Aujourd’hui, c’est mademoiselle Marguerite. C’est un trait à ajouter à l’histoire de nos grandes puérilités et de l’instabilité des choses de ce monde.

 

 

D’où vient l’expression « battre la chamade » ?

 

 D’où vient l’expression « battre la chamade » ? dans LE SAVIEZ-VOUS ? Tambour-110x150

 

Aujourd’hui, on emploie ces termes en disant que le cœur bat la chamade. Mais d’où vient cette expression ?

 

D’après « L’Intermédiaire des chercheurs et curieux » (1900) et « Le Courrier de Vaugelas » (1871)

 

Le mot chamade est relativement moderne dans notre langue. Nous le devons aux italianiseurs du XVIe siècle. Mais il ne fut pas introduit immédiatement sous la forme que nous lui donnons actuellement.

Il eut d’abord celle, de chiamade, comme ces citations le prouvent : « Les chiamades et salves de tant de chiormes, de sorte qu’il n’estoit pas possible d’ouyr un plus grand bruit » (Carloix, I, 36.). « Il print ung trompette, et la chiamade faicte, on demanda ce qu’il vouloit ». (Idem, III, 21.)

Or, chiamade venait directement de chiamata, substantif dérivé du verbe chiamare, formé lui, du latin clamare, crier, appeler, par un changement de l en i, fréquent dans la langue italienne.

Chamade signifie donc appel, cri, bruit que l’on fait pour appeler. Mais, aujourd’hui, il ne s’emploie plus seul. Il est relégué, pour ainsi dire, dans l’expression battre la chamade, laquelle signifie littéralement battre le tambour pour l’appel.

La chamade était une batterie de caisse, un rappel, ou une sonnerie de trompette. La chamade battue sur les remparts, équivalait en effet à une demande de pourparlers, à la proposition d’une suspension d’armes. Elle indiquait tout au moins qu’on désirait s’aboucher avec la partie adverse.

L’usage du drapeau blanc s’est joint au signal de la chamade. Il était d’usage, à ce moment, d’interrompre les hostilités et de suspendre les travaux de siège. Le parlementaire arborait le drapeau blanc, avant de faire battre le tambour qui l’accompagnait. Aujourd’hui, les parlementaires, se présentant de la même façon aux sentinelles ennemies, ont avec eux un clairon, qui sonne des rappels.

 

 

D’où vient le mot abandon ?

 

 D’où vient le mot abandon ? dans LE SAVIEZ-VOUS ? Abandon-de-poste-150x93

Abandon de poste

 

D’après « Dictionnaire de l’armée de terre ou Recherches historiques sur l’art et les usages militaires »
Général Étienne Alexandre Bardin – 1851

 

Abandon est un mot qui a été purement militaire, ainsi que le verbe abandonner. L’un et l’autre sont entrés dans la langue vulgaire.

Leur étymologie a exercé les recherches de Ducange, Ferrari, Menage, Pasquier, Roquefort (1833) ; ils dérivent de l’italien abandonare, quitter le bandon, le drapeau, la bande (bandum deserere).

 

Les anciennes ordonnances françaises ont appelé abandon et abandonnement, certaines absences prohibées résultant de l’éloignement spontané, ou du départ illicite des enrôlés. Ce cas implique ou faute, ou délit, ou crime.

Il aurait dû être fait principalement distinction de deux sortes d’abandon : l’abandon de corps ou du corps, et l’abandon de postes ou du poste. Mais ces matières n’ont pas été éclaircies encore, et tous les détails qui vont accompagner les mots abandon, sont des souvenirs retracés à défaut de règles satisfaisantes. Ce sont les débris d’une législation décousue et marchant au hasard. Ils rappellent et accusent des époques diverses qui ont donné naissance à des lois pénales dépourvues d’harmonie.

Les abandons se distinguent en abandon d’armes, de brêche, de camp, de corps, de drapeau, de garnison, de poste, de rangs, devant l’ennemi, de voitures, en marchant, en masse, en temps de paix.

Abandon d’armes : Sorte d’abandon dont se rendrait coupable un militaire qui, dans une affaire avec l’ennemi, jetterait lâchement ses armes (c’est-à-dire les armes d’uniforme de troupe). Ce délit serait, aux termes de la loi, puni de trois ans de fers.

Abandon de brêche praticable : Une Brèche n’était, autrefois, réputée praticable en style de jurisprudence militaire, que quand elle pouvait donner issue aux assiégés emmenant les pièces de canon qui leur étaient octroyées, et se rendant prisonniers après avoir été réduits à évacuer la forteresse qu’ils défendaient. La possibilité d’en sortir, en descendant, mèche allumée, par une telle route, fut longtemps la seule excuse que l’ex-commandant de la llace assiégée put donner, pour justifier sa reddition. Un gouverneur se fut déshonoré en sortant par les portes. Cette vieille coutume en avait produit une autre ; celle d’abattre un pan de muraille, pour recevoir, au sein d’une ville de passage, d’une ville compatriote, un prince, un général revenant vainqueur d’une expédition où il avait triomphé. On ne croyait pas pouvoir lui rendre un plus insigne honneur.

La langue de la justice militaire a consacré le mot brèche praticable, dans un décret de 1792 (26 Juillet) et dans un arrêt de l’an VI (16 Messidor), pour indiquer la criminalité d’un gouverneur qui capitulerait avant l’extrémité où le réduit le perfectionnement de la brèche et l’impossibilité d’y soutenir l’assaut en élevant un arrière-retranchement.

La loi a consacré aussi l’expression abandon de la brèche pour définir le crime du militaire qui, mené à l’assaut, y trahirait ses devoirs, et s’éloignerait volontairement de ce poste, pour piller ; le cas entraîne peine de mort.

Abandon de camp : Sorte d’abandon qui, en conformité des décrets de 1792, 16 mai, et de l’ordonnance de 1816, 21 février, est réputé désertion, et puni comme tel.

Abandon de corps : Voir abandon de drapeau

Abandon de drapeau, ou abandon de corps, ou abandon de rang : Sorte d’abandon qui, sous François Ier, était puni de mort, ainsi que l’abandon d’une brêche praticable. Mais les édits promulgués ne déterminaient pas le genre du Supplice. Sous Henri II et sous Henri III, l’abandon du drapeau était un crime, puni par la dégradation et l’expulsion de l’homme de troupe qui s’en était rendu coupable. Louis XIV et Louis XV (ordonnance de 1727, 1er juillet), ont maintenu ces ordonnances, mais donnaient aux conseils de guerre une latitude entière quant au choix de la peine à appliquer aux déserteurs.

Maintenant, l’abandon du drapeau en temps de paix constitue un délit ou un crime dont les peines se modifient suivant l’ancienneté de service du coupable, et suivant la durée plus ou moins longue de l’absence. Lorsque l’abandon n’est pas accompagné de circonctances aggravantes, il est considéré comme une désertion simple. Il y a abandon de la part d’un homme de troupe, quand il fait, sans autorisation, une absence de vingt-quatre heures ou de quarante-huit heures. L’absence des officiers est réputée abandon, après quinze jours révolus depuis la disparition.

Abandon de faction : Sorte d’abandon de poste qui était considéré, sous Louis XIV, comme égal au délit d’une sentinelle endormie. Ces deux cas étaient également punis de mort, quelles que fussent les circonstances accessoires. La loi modifiait la peine, suivant que l’abandon avait lieu devant l’ennemi ou en temps de paix. Elle punissait de mort toute sentinelle qui, devant l’ennemi rompait sa consigne, et abandonnait son poste, pour songer à sa propre sûreté.

L’expression abandon de faction est consacrée, mais c’est une des impropriétés de la langue militaire française, puisqu’il ne peut être fait abandon que d’objets matériels.

Cet abandon qui, dans presque toutes les circonstances, eût dû être réputé criminel au premier chef, n’a été que vaguement défini par notre législation. Elle n’a pas prévu le cas où une sentinelle abandonne sa faction, sans que ce soit pour songer à sa sûreté, ou sans se rendre coupable de désertion, ni celui où elle l’abandonne, en temps de guerre, sans être en présence de l’ennemi.

Abandon de garnison : Sorte d’abandon qui, suivant le décret de 1792, 11 mai, l’arrêté de l’an XII, 19 vendémiaire, l’ordonnance de 1816, 21 Février, était réputé désertion et puni comme tel.

Abandon de poste : Sorte d’abandon par lequel un militaire se sépare ou s’éloigne du poste à la garde duquel il est commis. Dans la milice romaine, ce crime était puni par la peine capitale nommée fustuarium, Bastonnade à mort.

Dans nos usages modernes, il est difficile de définir l’abandon de poste, à cause de l’acception vague que notre législation donne au mot poste. Signifie-t-il place de guerre, position militaire, lieu de résidence légale, ou bien signifie-t-il corps de garde ? Car les abandons dans ces divers cas devraient être envisagés, les uns comme fautes, les autres comme délits, ou comme crimes. L’abandon de poste sans volonté de déserter, n’est qu’une faute, il n’emporte qu’une punition de discipline. Mais s’il s’y joint des circonstances aggravantes, telles que 1′abandon en marchant à l’ennemi (il est visible qu’il n’est plus question ici de corps de garde), et pour songer à sa propre sûreté, la faute devient un crime puni de mort.

L’abandon du poste, si l’on prend le mot poste pour corps de garde, eût dû se distinguer en abandon, étant de faction ou n’étant pas de faction.

L’abandon du poste, pris dans son sens général, se distingue en abandon de faction, en troupe, pour piller.

Abandon de rangs : Voir abandon de drapeau.

Abandon de voitures : Sorte d’abandon dont se rendraient coupables des conducteurs d’artillerie, soit en se séparant de leurs canons, caissons, voitures, etc., soit en les livrant ou les vendant à l’ennemi. Ce crime est puni de mort.

Abandon devant l’ennemi : Sorte d’abandon dont un militaire se rend coupable pour songer à sa propre sûreté. Notre justice militaire considère ce crime comme punissable de mort.

Abandon en marchant à l’ennemi : Voir abandon de poste.

Abandon en temps de paix : Voir abandon de faction.

Abandon en troupe ou abandon en masse : Sorte d’abandon de poste considéré comme acte séditieux. Toute troupe qui abandonne en masse, et sans ordres supérieurs, son poste, est déclarée en état de révolte. Les officiers ou sous-officiers, ou à leur défaut, les six plus anciens de la troupe, sont traduits au conseil permanent et punis de dix ans de fers, à moins qu’ils ne déclarent les véritables auteurs du crime qui, dans ce cas, sont punis de mort, comme chefs de révolte. La loi semble, en s’exprimant ainsi, avoir conçu le mot poste sous l’acception de localité militaire et non de lieu où l’on monte la garde, mais rien de moins clair que le mot poste.

Abandon pour piller ou abandon pour butiner : Sorte d’abandon de poste que mentionne un article irréfléchi d’une loi restée sans exécution. Elle voulait que, dans une place prise d’assaut, l’assaillant qui quitte son poste pour se livrer au pillage, fût puni de cinq ans de fers.

Le règlement de 1792 (5 avril) voulait que s’il se joint à cet abandon des circonstances aggravantes, le coupable fût puni de mort. Mais en vertu d’autres dispositions non abrogées, ce délit ou ce crime pouvaient et devaient être poursuivis en conformité des dispositions du règlement particulier du général.

Abandonnement : Mot tombé en désuétude et dont le terme abandon est la racine. L’ordonnance de 1705 (20 mai) indiquait, par l’expression abandonnement, la coupable conduite de certains capitaines propriétaires qui, après avoir diverti dans les quartiers d’hiver l’argent destiné à l’administration et à la solde de leur compagnie, abandonnaient leurs soldats à l’instant d’entrer en campagne et les laissaient dans le dénuement. Cet abus subsista dans l’armée française jusqu’en 1762, époque où les compagnies passèrent au compte du Roi.

Pendant le règne de Louis XV, l’expression abandonnement entrait encore dans le libellé des commissions des capitaines. L’imprimé en blanc qui se remplissait au ministère, portait : étant nécessaire de pourvoir à la compagnie vacante par la mort, ou abandonnement, ou retraite. Redire aujourd’hui le mot abandonnement, c’est témoigner combien était vicieuse alors l’administration des capitaines de l’infanterie française.

 

 

Le doigt d’honneur

Le doigt d'honneur dans LE SAVIEZ-VOUS ? Archer-anglais-100x150

 

Durant la guerre de Cent ans, opposant l’Angleterre à la France, les Français avaient l’habitude de couper l’index et le majeur des archers anglais faits prisonniers pour qu’ils ne puissent plus tirer.

Avant une bataille, les deux armées se faisant face, les archers Anglais avaient l’habitude d’exhiber leur index et leur majeur pour provoquer les Français et les inviter à venir les leur couper !

Aujourd’hui, si le doigt d’honneur anglais se fait encore avec ces deux doigts, en France, seul le majeur est resté dans ce geste de défiance .

Les combats à la Foule ou Très Pignée

 

 Les combats à la Foule ou Très Pignée dans LE SAVIEZ-VOUS ? Les-combats-à-la-Foule-132x150

 

D’après « Dictionnaire de l’armée de terre ou Recherches historiques sur l’art et les usages militaires »
Général Bardin – 1851

 

Sorte de combats chevaleresques livrés entre des partis ayant chacun leur signe de ralliement, leurs cris d’armes, leurs livrées. Ces combats, dont le nom se prenait par opposition à Joute ou Jouste, s’appelaient aussi Foules, mais plus souvent une foule était une danse de chevaux.

Le choc commençait au commandement Laissez aller ! que proféraient de toute la force de leurs poumons, un maréchal de tournois, un mestre de camp de carrousel ou des hérauts d’armes.

Le combat s’entamait par la charge d’un escadron contre un escadron, ou bien par la lutte d’un rang contre un rang. Il se terminait par une mêlée. Il ne cessait que quand le président du tournoi jetait dans l’arène son bâton de commandement, et faisait par là connaître qu’il jugeait que pour un passe-temps et un jour de fête, il y avait assez de coups donnés et reçus, assez de chevaux et de chevaliers mis à mal, culbutés, froissés, estropiés ou étouffés.

Les maréchaux du tournoi et les mestres de camp forçaient à l’instant les tournoyants à se séparer, et les écuyers venaient ramasser les morts, secourir les blessés, et dégager les hommes emprisonnés dans leur étui de fer et sur lesquels des chevaux étaient gisants.

 

 

D’où vient l’expression « monter sur ses grands chevaux » ?

 D’où vient l’expression « monter sur ses grands chevaux » ? dans LE SAVIEZ-VOUS ? La-charge-des-chevaliers-150x97

 

Cette expression qui signifie maintenant s’emporter très vite et devenir parfois agressif vient du temps de la chevalerie.

 

D’après « Le Courrier de Vaugelas ». Journal consacré à la propagation de la langue française (1869)

 

Au temps de la chevalerie, on distinguait deux espèces de chevaux : le palefroi et le destrier.

Le palefroi était le cheval de service, le cheval de parade, surtout celui que montaient les dames. Le destrier était le cheval de main ou de bataille. Il était grand et fort, et par suite, spécialement destiné aux hommes d’armes.

Or, quand les chevaliers quittaient le palefroi pour le destrier, on disait qu’ils montaient sur leurs grands chevaux, expression qui, prise au figuré, s’est employée et s’emploie encore dans le sens que vous savez.

 

 

Que signifie l’expression « copenhaguer » une flotte ?

D’après l’encyclopédie « La France contemporaine – Volume Année 1940 »

Le 19 juillet 1807, onze jours après le traité de Tilsit, le cabinet britannique, calculant le nombre de vaisseaux de ligne susceptibles de se joindre aux Français dans les mers du nord, décida de s’emparer de la flotte danoise.

Le 31 août, l’amiral Gambier, mouillé devant Copenhague avec une puissante escadre de 18 vaisseaux de ligne, plusieurs frégates et d’importantes forces de débarquement, adressait un ultimatum au général Peyman, gouverneur de la place, l’invitant à rendre la flotte danoise, étant bien entendu qu’elle serait restituée à la paix.

Peyman ayant opposé un refus indigné, Gambier ouvrit le feu sur la ville et, pour limiter les dégâts, Peyman dut se résigner à accepter les conditions des Anglais, qui rentrèrent chez eux escortant triomphalement une soixantaine de bâtiments divers, dont dix-huit bâtiments de ligne de 64 canons et plus.

Depuis cette affaire, l’expression « copenhaguer » une flotte est passée dans le langage maritime, pour désigner l’attaque par surprise d’une flotte neutre au mouillage.

François 1er et les gardes suisses

Gardes suisses

 

Tout le monde le sait , en 1515 eut lieu la bataille de Marignan. Mais contre qui était-ce ?

François 1er avait besoin d’argent, le duché de Milan était alors très riche , du fait des voyages des grands navigateurs.
Ce duché appartenait au pape, qui y fit face avec son corps d’armée, les gardes suisses. Mais les 40.000 combattants français remporteront la victoire.
François 1er, conclut un accord avec les Suisses, en 1516, pour qu’ils ne combattent plus jamais contre la France, en échange de larges compensations financières.

Ce sera le cas jusqu’en 1830, où les Suisses défileront à la parade ou au combat aux côtés des Français. Ce contingent suisse , sera à l’origine de la création par Louis-Philippe, de la légion étrangère.
Lors de l’invasion de l’Algérie , Louis Philippe avait besoin d’un corps d’armée, combattant à l’étranger.
Ce corps d’armée a la particularité de n’être formé que par des corps d’armée étranger, combattant pour la France. On y retrouvait également dans ses rangs, des mendiants, des meurtriers, des criminels, des évadés.

D’où vient le terme « Bordel » ?

 

Le terme bordel, signifiant de manière grossière un lieu de prostitution, est dérivé du terme borde.

D’après les « Mémoires de l’Académie de Stanislas » – Année 1881

Les lépreux ou les membres d’une même famille de lépreux habitaient en général chacun une hutte ou maisonnette séparée, appelée en Lorraine, borde, parce que dans l’origine, elles furent élevées le long des chemins, d’où la possibilité pour les lépreux d’implorer de leurs bordes la charité des passants.

La réunion de plusieurs d’entre elles était désignée sous le nom de bordel, terme qui, dans l’origine synonyme de léproserie, perdit cette signification dès le XIVe siècle.