Cholande vosgienne

La cholande

 

1/2 paquet de levure de boulanger – 10 cuillères à soupe de lait – 2 cuillères à café rases de sel – 2 oeufs – 25 cl de crème entière – 1 cuillère à soupe de sucre – Environ 50 lardons – Farine à la demande.

  • Dans un gros saladier, émietter la levure et la faire dissoudre avec le lait tiède.
  • Verser la crème et les 2 oeufs. Rajouter le sucre et le sel. Bien battre la pâte.
  • Couvrir le saladier et laisser lever la pâte pendant environ 1 heure et demi, à la température minimale de 21°.
  • Battre à nouveau la pâte en y versant un peu de farine, afin qu’elle ne colle plus.
  • Verser la pâte dans un moule fariné (moule idéal : 25 cm de diamètre, 6 cm de hauteur).
  • Planter les lardons, jusqu’au fond du moule, le gras vers le haut. Laisser à nouveau lever une bonne heure.
  • Metre à cuire à four chaud (200°) entre 30 et 40 minutes maximum.

On peut également cuire la cholande dans un moule à tarte, en plaçant un bol au centre, de façon à obtenir une couronne.

La cholande se déguste soit à l’apéritif, soit en plat principal avec une salade et un petit verre de vin blanc (avec modération!)

Il existe une foire à la cholande qui se déroule à Granges sur Vologne (88) toujours le 3ème dimanche de juillet. Cette recette est d’ailleurs celle du comité de la foire à la cholande de Granges-sur-Vologne.

Bon appétit.


Archive pour juillet, 2009

Ragoût de pommes de terre au lard.

Ragoût de pommes de terre

 

Pour quatre personnes.

1kg de pommes de terre – 50 g de saindoux – 100g de poitrine de porc – 1 verre de vin blanc sec – 2 oignons – 50 g de crème – 1 cuillère de farine.

  • Eplucher les pommes de terre, les laver, les couper en quatre dans le sens de la longueur,
  • Dans une cocotte, mettre le saindoux, les deux oignons grossièrement ciselés et la poitrine de porc découpée en gros lardons,
  • Confire le tout une quinzaine de minutes,
  • Ajouter les pommes de terre, saupoudrer avec la farine, bien mélanger,
  • Ajouter le vin blanc, les aromates et 50 cl d’eau,
  • Cuire à couvert 20 minutes très doucement, ajouter la crème juste avant de servir.

 

  • Vin conseillé : Jura – arbois rouge.

 Bon appétit.

Recette extraite de : Aimer la cuisine de Lorraine.

Journée champêtre du 5 juillet 2009.

Apéritif du 05-07-09Repas champètre du 05-07-09 

 

Ce dimanche 5 juillet 2009, 120 convives ont répondu à l’appel et se sont rassemblés au terrain de Dounoux pour notre première journée champêtre de l’été.
Le soleil était au rendez-vous, la bonne ambiance aussi.

Nous espérons qu’il en sera de même pour la journée du mois d’août et ques nos adhérents viendront aussi nombreux.

 

S.R

Les combats de Sidi-Brahim en septembre 1845.

Les combats de Sidi BrahimLe marabout de Sidi BrahimL'exhumation des corpsLe tombeau des braves à Nemourcommémoration de Sidi BrahimLetombeau des braves à Vincennes

 

Djemmaa Ghazaouet, 26 Septembre 1845, fin de journée…

Seize hommes épuisés, harassés, blessés, sont recueillis par la garnison venue à leur rencontre : il s’agit du caporal Lavayssière, de 14 chasseurs et du hussard Nataly.
Ils racontent leur marche terrible de trois lieues sous le soleil de plomb, constamment harcelés par les arabes contre lesquels ils luttent à la baïonnette car il y a longtemps qu’ils n’ont plus de munitions.

Ils étaient près de 80, formés en carré, les blessés au centre, mais dont l’épuisement obligeait à de fréquents arrêts. Ils allaient dans la chaleur torride, par à-coups, farouchement groupés, progressant lentement, entourés d’ennemis, vers Djemmaa Ghazaouet qu’il leur fallait atteindre à tout prix.
Leur fatigue était immense, mais surtout la soif les torturait, lorsqu’ils parvinrent dans le lit de l’oued Mersa, à 2000 mètres de leur objectif. Enfin, de l’eau ! Ils se jetèrent sur elle…
C’était l’endroit et le moment où les attendait la tribu des Ouled Ziri. Ce fut un carnage. Le capitaine de Gereaux et le lieutenant de Chappedeleine, déjà blessés, ont été achevés les premiers…

Tout avait commencé le 21 Septembre…

Depuis le début du mois, l’émir Abd El-Kader, avait entrepris de soulever les tribus algériennes dont certaines, sur la frontière, s’étaient ralliées à la France. Ce jour-là, le caïd Trari, sous prétexte de nous appeler au secours, nous entraîna en réalité dans un traquenard.
Le colonel de Montagnac, commandant des troupes basées à Djemmaa Ghazaouet, n’écoutant que son envie d’en découdre avec l’émir, se mit à la tête d’une petite colonne : 60 cavaliers du 2ème Hussard (Chef d’Escadron Courby de Cognord) et 350 chasseurs du 8ème Chasseurs d’Orléans (Chef de Bataillon Froment-Coste), le tout avec 6 jours de vivres. L’objectif était d’empêcher la jonction d’Abd-El-Kader avec l’agha Ben-Ali et de protéger les Soubalias.
L’on partit le jour même à 22 heures et l’on bivouaqua à 15 kilomètres environ à l’ouest de Djemmaa Ghazaouet.

Le 22 au matin, Trari orienta Montagnac vers le Sud-Est et l’on campa après 8 kilomètres, vers 13 heures, le long de la piste, en plein bled. A ce moment, quelques cavaliers arabes sont visibles sur les crêtes qui barrent l’horizon à l’ouest. On échange à distance les premiers coups de feu.

Le 23 à l’aube, Montagnac, plein d’allant, décide de se porter vers les cavaliers ennemis aperçus la veille. Il laisse à la garde du bivouac, le commandant Froment-Coste, le capitaine de Gereaux et des élèments de sa compagnie (la 8ème) de Carabiniers, le Capitaine Burgard et sa 2ème compagnie. Puis, il se porte vers l’ouest avec l’escadron de Hussards, et plusieurs compagnies de Chasseurs. Ils font environ 4000 mètres vers l’ouest… et c’est le drame.

Surgissant brusquement des crêtes environnantes, 5000 à 6000 cavaliers arabes, menés par Abd El-Kader en personne, fondent sur la petite colonne. Les Hussards chargent. Courby de Cognard est blessé. Nos cavaliers sont submergés et, malgré une défense désespérée, sont bientôt anéantis. Les trois compagnies de Chasseurs forment le carré et font face. Au milieu d’elles, Montagnac est tué. On charge par compagnie pour se dégager. La lutte va durer trois heures.
Puis disloquées, dispersées, écrasées, les unités du 8ème d’Orléans succombent sous le nombre et sont massacrées.

Averti au bivouac par le maréchal des logis Barbut, du 2ème Hussards, le commandant Froment-Coste, se précipite avec la 2ème compagnie vers le combat qui se déroule à 4 kilomètres de lui. Il ne fait pas 2000 mètres. Les arabes, qui ont vu son mouvement sur ce terrain dégagé et nu, l’interceptent, l’entourent, l’assaillent de toute part…

(Le commandant n’eût que le temps de commander le carré. La manœuvre s’exécuta sous le feu de 5000 Arabes, comme elle se fût exécutée au champ de Mars. De tous ces hommes, un seul donna non pas un signe de crainte, mais une marque de regret.
C’était un jeune chasseur de vingt ans qui s’écria : « Ô mon commandant, nous sommes perdus ! »
Le commandant sourit au pauvre enfant. Il comprit qu’à vingt ans, on connaissait si peu de la vie qu’on aurait bien le droit de la regretter.  « Quel âge as-tu ? » demanda le commandant. « Vingt-et-un ans » répondit-il. « Eh bien, tu auras donc à souffrir dix-huit ans de moins que je n’ai souffert. Regarde-moi et tu vas voir comment on tombe, le cœur ferme et la tête haute ».
Il n’avait pas achevé qu’une balle le frappait au front et qu’il tombait comme il avait promis de tomber.
« Mes enfants, dit le capitaine Burgard en prenant le commandement de la compagnie, apprêtons-nous à faire comme lui »
Les captifs de la Deïra d’Abd-el-Kader : Sidi-Brahim et Sidi-Moussa – Maurice de Bongrain – 1864)

Le commandant Froment-Coste est tué, le Capitaine Dutertre est fait prisonnier… La lutte est acharnée mais brève. Bientôt, il ne reste plus qu’une douzaine de chasseurs que l’adjudant Thomas, au moment de tomber aux mains de l’ennemi, exhorte à se battre jusqu’au bout sur les corps de leurs officiers.

Le capitaine de Gereaux, qui a la responsabilité du bivouac, assiste impuissant à la lutte désespérée. Il réalise qu’au moment où son tour sera venu, il ne pourra rien faire dans ce terrain dégagé, plat et sans obstacle, totalement inadapté à toute défensive. A 1000 mètres de là, vers l’est, se dresse dans la plaine le petit édifice de la Kouba du Marabout de Sidi-Brahim, flanquée de quelques figuiers et entourée d’un mur de pierres sèches.
C’est là que le capitaine de Gereaux décide de se porter et de s’installer pour se battre en attendant du secours.
Il rameute alors les troupes restant avec lui. Le déplacement est rapidement exécuté dans la chaleur accablante de ce début d’après-midi, mais n’échappe pas à Abd El-Kader. L’Emir pense qu’il va facilement écraser ces quelques restes de la colonne française.

Pour lui, ce sera l’affaire de quelques instants… Et pourtant… Il va se heurter, pendant trois jours et trois nuits à la résistance des 80 chasseurs du Marabout de Sidi-Brahim.

Dans l’après-midi du 23 Septembre, les Arabes sont en masse autour de la Kouba… et c’est le siège.
Les assauts des troupes de l’émir se succèdent. Les harcèlements sont permanents. Les vivres et les munitions s’épuisent. Sous le soleil torride, l’eau manque rapidement. Mais les Chasseurs ne cèdent pas.

Dès le début, le capitaine de Gereaux a fait confectionner un drapeau tricolore de fortune pour attirer l’attention de la colonne de Barral qui, avec le 10ème Bataillon de Chasseurs d’Orléans, opère non loin à partir de Lalla-Marnia. Le caporal Lavayssière prend sa cravate bleue, la ceinture rouge du lieutenant Chappedelaine et le mouchoir blanc du capitaine de Géreaux. Non sans attirer le feu de l’ennemi, aidé du Chasseur Strapponi, il hisse le drapeau au sommet d’un figuier qui se dresse près du Marabout… et là, dans la lunette qu’il a emprunté au capitaine de Gereaux, il voit la colonne Barral, attaquée à son tour, s’éloigner dans la plaine.

Les arabes vont tout tenter pour faire céder la résistance inattendue des Chasseurs de Sidi-Brahim. Par trois fois, ils les somment de se rendre. A la première sommation, Gereaux répond que ses chasseurs et lui préfèrent mourir. A la seconde, assortie de menaces contre les prisonniers, il répond encore que ses chasseurs et lui sont à la garde de Dieu et attendent l’ennemi de pied ferme. A la troisième, Gereaux blessé, épuisé, ne peut répondre lui-même. Lavayssière s’en charge et ayant emprunté le crayon du capitaine, écrit : « M…e pour Abd El-Kader ! Les Chasseurs d’Orléans se font tuer mais ne se rendent jamais ! ».

Après les sommations viennent les menaces et bientôt les sévices.

(Enervé et confus, Abd-el- Kader voulut savoir s’il lui restait des prisonniers vivants. Quatre-vingts avaient la tête tranchée. Dix autres étaient mourants. Deux restaient : le capitaine Dutertre et le clairon Rolland. Il fit parler au capitaine par son interprète.
L’interprète dit : « Capitaine, l’émir veut que tu ailles jusqu’au marabout pour engager tes camarades à se rendre, sous peine d’avoir la tête immédiatement tranchée quand tu reviendras. Ta parole d’honneur ? — Tu l’as, répondit le capitaine.
Il partit en allumant une cigarette. Les soixante hommes l’attendaient sur leurs murailles. Il s’arrêta à vingt mètres du marabout et leur cria : – Camarades, l’émir m’envoie vers vous pour vous engager à mettre bas les armes. Si vous vous rendez, il vous promet la vie sauve. Si vous ne vous rendez pas, je serai décapité. Et moi je vous dis au contraire : Défendez-vous jusqu’au dernier mais ne vous rendez pas !
- Bravo ami ! dit une voix que Dutertre reconnut. – Tu es là, Géreaux ! Comment ça va ?
- Assez bien, si ce n’est que nous n’avons plus de tabac.
Dutertre fouilla dans sa poche et lança une blague dans le marabout.
-
Il y a là-dedans de quoi faire une dizaine de cigarettes. Moi, je n’en ai plus besoin, j’ai grillé ma dernière. Adieu, camarades, je vous souhaite de revoir Paris, Vive la France !
-
Vive Durtertre ! s’écrièrent les soixante hommes.
Le capitaine retourna au camp. Sa cigarette était fumée. Il en avait encore le bout aux lèvres quand sa tête tomba.
Almanach national de la mutualité française – 1903)

Quelques instants plus tard, suprême intimidation, sa tête tranchée est promenée par les arabes autour de Kouba, bien en vue de ses défenseurs.

Ce sont alors les prisonniers des combats précédents qui sont traînés, les mains liées, pour ébranler la détermination des hommes de Gereaux. « Couchez-vous ! » hurle Lavayssière. Et il fait aussitôt déclencher une fusillade sur l’escorte d’Abd El-Kader qui se trouvait à proximité. Abd El-Kader sera blessé à l’oreille.

Enfin c’est le Clairon Rolland, lui-même aux mains de l’ennemi, qui reçoit l’ordre, sous menace de mort, de sonner « la retraite ».

(À ce moment précis, dans le camp arabe, là-bas, devant sa tente, Abd-el-Kader fit signe au dernier prisonnier vivant, qui rêvait assis au milieu du cercle de ses camarades décapités. Puis il appela son interprète et lui parla.
L’interprète traduisit au chasseur à pied : - Comment t’appelles-tu ? – Rolland. – Tu es clairon ? – Oui. – L’émir veut que tu sonnes la retraite aux carabiniers qui viennent de quitter le marabout. Pas un instant à perdre. Obéis.
Le clairon était un jeune homme de vingt ans. Passant par-dessus les corps de Dutertre et de ses camarades, il alla prendre son clairon qui était posé à terre.
Quand il revint, sa figure était changée. Il regarda les carabiniers qui accouraient et, sous l’oeil fixe d’Abd-el-Kader, tournant son clairon vers cette petite poignée d’hommes grandissante, au lieu de leur sonner la retraite, il leur sonna… la charge !

Almanach national de la mutualité française – 1903)

Les jours passent, la résistance ne faiblit pas. Mais les secours n’arrivent pas. Gereaux, de plus en plus affaibli, mais qui a gardé la tête froide, se rend compte que la situation où il est, ne peut plus durer. Il décide alors qu’il faut percer et essayer de regagner Djemmaa Ghazaouet, à près de 15 kilomètres.
Le Caporal Lavayssière qui, depuis le début, s’est révélé être un homme d’action exceptionnel, prendra le commandement du détachement. Les Officiers Gereaux, Chappedeleine, Rozagutti, tous blessés, ne sont plus en état d’assurer cette mission. Le 26 septembre, à l’aube, on escalade la face nord de la Kouba, on bouscule les petits postes arabes complètement surpris et, formé en carré, les blessés au centre, on se met en marche dans la plaine sous le soleil qui monte. L’épreuve va durer toute la journée…

On connaît la suite et l’issue douloureuse de cette marche héroïque et épuisante qui va connaître un dénouement tragique dans le lit de l’oued Mersa, à 2 kilomètres de Djemmaa Ghazaouet. Dans la journée du 26 septembre et les jours suivants, quelques rescapés de la colonne Montagnac parviendront à rejoindre Djemmaa Ghazaouet. Plusieurs succomberont à leur épuisement et à leurs blessures.

Les restes des héros de Sidi-Brahim furent rassemblés dans un caisson en bois à Djemmaa Ghazaouet (Nemours) dans le « Tombeau des Braves » le 2 mai 1889. En 1945, à l’occasion du centenaire des combats, il fut décidé de confectionner un sarcophage en porphyre. Les ossements ont été déposés dans le sarcophage réalisé par la légion étrangère le 26 septembre 1946.

A la suite des événements en Algérie en 1962, le sarcophage, la croix de fonte et les plaques commémoratives ont été rapatriés en France le 26 octobre 1963.

Depuis 1964, le « Tombeau des Braves » est au musée des Chasseurs, au château de Vincennes. 

Témoignage d’amitié.

« Ami, sais-tu que ce terrain est le fruit d’une profonde amitié entre ceux qui l’ont réalisé« .

En  1986, c’était une friche achetée, grâce à l’idée de Serge, par les parts des actionnaires  »Les amis de la 34″.

Tous les jeudis, nos sous officiers de tous âges sont venus offrir bénévolement leurs services.
Ils ont réalisé avec de la récupération, des dons, des idées et du savoir faire, ce qui est aujourd’hui notre terrain de Dounoux.

Nous trouvions : 

A l’approvisionnement Serge et ses équipiers.
A la popote, les épouses qui, avec les moyens du bord, rassasiaient tous ces travailleurs.
Au barbecue entre autres, Pépé et René qui ont eu de bons coups de chaleur !
 

Toutes les journées champêtres ont attiré de nouveaux amis avec la pêche à la truite, et les jeux de boules.
Les tombolas de Josette avec les travaux de couture de ses petites mains ont toujours eu un vif succès.
Pour nos bénévoles que de soucis, de difficultés pour réaliser tous ces bâtiments, mais aussi que de grands fous-rires, de situations cocasses.
 

Si les années ont passé et emporté nombre de bons amis, la relève est présente, elle préserve et entretien ces lieux si chers à nos cœurs et chargés de tant de bons souvenirs d’amitié    

Thérèse Monney   

(51°section de Bourbonne les Bains et adhérente des Amis de la 34°)

Liqueur de mirabelles.

Liqueur de mirabelle

Pour un bocal de 1 litre.

20 mirabelles – 300 gr de sucre – 1 bâton de vanille – eau de vie de mirabelle – quelques noyaux de mirabelles concassés.

  • Piquer les vingt mirabelles avec une aiguille : elles resteront fermes,
  • Les placer dans un bocal, ajouter le bâton de vanille fendu en deux, le sucre puis remplir à hauteur d’eau de vie de mirabelle. Ajouter les quelques noyaux de mirabelles concassés. Refermer hermétiquement le couvercle.
  • Laisser macérer durant 15 jours en remuant tous les jours, puis enlever le bâton de vanille car il ferait noicir la liqueur. Refermer et laisser macérer durant au moins six mois.
  • Filtrer la liqueur et mettre en bouteille : elle peut se consommer tout de suite.

Vous pourrez ainsi déguster cette liqueur  soit avec un glaçon, soit associée à du gris de Toul perlé : le fameux cocktail lorrain.

 

 Bonne dégustation

La porte du Boudiou à Epinal

La porte du BoudiouPorte du Boudiou en 1830Boudiou et le canal du moulin

 

En ce temps-là, on l’appelait la Porte du Petit-Pont. A l’une des extrémités de la rue du même nom, du côté de la Moselle, s’élevait une pyramide de pierre surmontée d’une statue de déesse. A l’autre extrémité, du côté du faubourg, se dressait la tour de la Porte. C’était une haute tour carrée et couverte en tuiles de diverses couleurs. Son toit à deux étages, comme un toit de pagode, était coiffé d’un campanile. Le rude édifice reposait sur deux arches latérales qui enjambaient le petit canal du Moulin de la ville. Et, de la sorte, la face antérieure de la tour avait ses fondations dans l’étroite bande de terrain serrée entre le canal du Moulin et le canal parallèle qui existe encore.

Le pont-levis s’abaissait à l’intérieur de la tour, sur le petit canal, tandis que le Petit-Pont, de fameuse mémoire, était fixe et franchissait le canal des Grands-Moulins, reliant Rualménil, dit aussi le Grand-Rualménil, au Petit-Rualménil, aujourd’hui faubourg des Bons-Enfants.

En plus, comme d’un attribut de paix, la tour du Petit-Pont était pourvue d’une horloge à double cadran. Un cadran regardait Rualménil, l’autre le Petit-Rualménil. Les Spinaliens, enclins pour l’ordinaire à la simplicité, se faisaient gloire de parer leur horloge avec quelque élégance. Au XVIIe siècle, Maître Nicolas Bellot fut chargé de ce soin délicat. Les bourgeois ne pouvaient mieux choisir. Bellot était un peintre de mérite, et la vue cavalière d’Epinal que nous avons de lui, ne laisse point d’être fort estimable. En vérité, l’on s’étonne qu’un artiste, et en cette qualité, ait entrepris cette humble tache et ne l’ait point jugée indigne de son talent. Une pareille modestie est singulière. Heureux temps où l’orgueil, cette plante vénéneuse, n’habitait pas le coeur des hommes !

Donc Nicolas Bellot exécuta l’ouvrage commandé avec autant de conscience que d’habileté. Les officiers municipaux louèrent sa dextérité et son adresse. Et pour ses peines et vacations, comme ils dirent, ils lui comptèrent cent quarante beaux francs en monnaie de Lorraine. C’est que Nicolas Bellot avait accompli des merveilles. Il avait peint la ” montre du Grand Rualménil ” et l’avait enrichie d’azur et d’or, ” n’y ayant rien épargné pour résister à l’injure du temps ”. Les lettres du cadran extérieur ou du Petit-Rualménil avaient été dorées pareillement et entourées d’un cercle d’or.

Ainsi l’horloge de Rualménil était resplendissante.

Mais, comme la beauté ne fait pas la vertu, les plus belles horloges ne sont pas les plus exactes. Tout ornée qu’elle était, l’horloge de Rualménil avançait ou retardait, mais ne marquait jamais l’heure véritable. En quoi elle ne se distinguait point des autres horloges publiques. Le peuple d’Epinal, philosophe et malin, s’en était vengé en l’appelant ” le Boudiou “ d’un mot patois qui signifie menteur.

Et la Porte de Rualménil devint de la sorte, à une époque qui n’est point connue, la Porte du Boudiou. C’est sous ce nom, ou mieux ce sobriquet, qu’elle a vécu dans le souvenir des Spinaliens.

Par leur position, la Porte et la tour de Rualménil formaient l’entrée principale de la ville et la clef de son enceinte. La Porte s’ouvrait sur le Petit Rualménil qui était, à vrai dire, le carrefour des grandes voies de Lorraine, des routes de Nancy, de Mirecourt, de Plombières et de la Franche-Comté. Au sud, du côté de l’amont, on entrait dans la ville par la Porte d’Arches. Au nord et vers l’aval, la ville avait une double issue par la Porte du Moulin et par la Porte plus forte de la Fontaine, où aboutissait la route de Rambervillers. A l’Est, l’enceinte n’avait point d’ouverture et le château, comme une boucle inviolable, fermait de ce côté la ceinture de murailles qui étreignait la ville. Enfin, à l’Ouest, s’élevaient, baignées par la Moselle, les deux tours massives de la Porte du Grand-Pont. Là était l’entrée véritable de la grande ville, d’Epinal ou du Grand Bourg comme on disait. Mais on n’arrivait au Grand Bourg qu’en passant la Moselle sur le grand pont et d’abord en traversant Rualménil. En façon, que la Porte du Petit-Pont était, pour tout dire, la Porte d’Épinal.

Ainsi s’expliquent l’importance singulière de la Porte du Boudiou et sa glorieuse fortune. En vérité, les ennemis d’Épinal dédaignaient pour l’ordinaire le poste avancé de Rualménil. Ils conduisaient leurs troupes et leurs canons sur la rive droite de la Moselle. Et, des collines prochaines, ils attaquaient de préférence la ville même et le Château, centre de la résistance. C’est pourquoi l’histoire de la tour est plutôt pacifique.

Mais le Petit-Pont, le petit pont de bois à l’apparence modeste, aux frèles proportions, fut souvent le témoin, si j’ose dire, de grandes choses et d’événements mémorables. Je songe avec admiration aux princes magnifiques et aux nobles cortèges qu’il a vus défiler.

Il a vu en l’année 1422, l’armée lorraine et son chef le duc Charles II éconduits par les bourgeois, qui ne firent cas des ordres de leur seigneur Conrad, évêque de Metz, et n’ouvrirent point leurs portes. Il a vu, en 1444, le roy de France Charles VII faire dans la cité, qu’il unissait à sa couronne, une entrée solennelle. Dès lors, l’écu de France, aux trois fleurs de lys d’or sur champ d’azur, fleurit sur le mur extérieur de la tour. Il a vu les envoyés du Maréchal de Bourgogne, Thiébaut de Neufchatel, pressant les Spinaliens de leur faire ouverture, ordonnant et priant à demi, et les bourgeois, obstinés et narquois, souriant du haut de la courtine et tenant leurs portes closes. Il a vu, en 1465, le gentil prince Nicolas venant au milieu des acclamations et de la joie du peuple recevoir la foi et l’hommage de la ville qui s’était, avec allégresse, donnée à son père le duc Antoine. Et de ce temps, les armes de Lorraine, accostées de la Tour d’argent sur champ écarlate, remplacèrent l’écu royal et éclatèrent en la face de la tour. Il a vu les bons Ducs de Lorraine et les belles Duchesses, Henri II et Catherine de Bourbon, Charles IV et Béatrix de Cusance visitant leur ville fidèle quand ils se rendaient, chaque année, à Plombières. Les gouverneurs et les conseillers dans leurs plus beaux atours, les arquebusiers en armes, les ménestrels, les bourgeois déférents et heureux, les attendaient à la Porte et les accueillaient avec cérémonie. Et les Ducs menaient, par les rues parées de guirlandes et de pavois, leur cortège triomphal. Hélas !Le Petit-Pont a vu Charles IV poursuivi et traqué se jeter dans la ville comme un fugitif, comme un gibier aux abois. Puis, à quelque temps de là, les soldats de Créqui sont venus sur la colline voisine où s’élevait le couvent des Capucins. Ses canons ont bombardé la ville et le Château et brisé leur résistance. Ainsi le Petit-Pont, comme le reste de la ville, est devenu français.

Ce long passé d’histoire donnait à l’antique Porte du Boudiou le droit de vivre. Un jour, l’horloge, qui marquait la fuite des heures, sonna la mort de la Tour. La Némésis des dieux, jalouse de sa fortune, la guettait dans l’ombre. En l’année 1840, elle inspira au conseil de la ville une résolution fatale. A la vérité, les conseils municipaux ne sont pas toujours formés d’artistes et de poètes. Le conseil de 1840 était rempli de barbarie. Le 21 du mois d’octobre, il prit cette délibération à jamais détestable.

La tour, chargée d’années et caduque, menaçait ruine. Les hommes pieux, amis des souvenirs et qui d’ailleurs inclinent aux moyens raisonnables, l’eussent consolidée, sans plus. Et la tour aurait continué de vivre. Les édiles de 1840 en décidèrent autrement.

« Considérant, dirent-ils, que l’inconvénient qui résultera pour les habitants de la Petite Ville d’être privés d’horloge pendant quelque temps ne saurait balancer les conséquences désastreuses qui pourraient résulter de l’écroulement de la tour… » On ne saurait mieux penser ni mieux dire. Sans doute le peuple de Rualménil préférait régler sa vie sur le soleil plutôt que de s’ensevelir sous les pierres et les décombres. Il faut avouer que ces conseillers concevaient des idées d’une belle simplicité et qu’ils les exprimaient avec force. Sur quoi, le conseil décida que la vieille tour serait démolie sans retard. Et dans le fait, elle fut détruite au bout de peu de jours. Ce fut un crime contre la tradition. Au temps de Hadès, les âmes des conseillers eussent erré, après leur mort, sur les bords du Styx, le long des berges brumeuses, parmi les asphodèles et les arbres stériles. Et c’eut été leur châtiment éternel de se lamenter dans la triste nuit.

Et cependant il s’en fallut de cela, que l’acte irréparable ne fût point consommé, et que la Porte du Boudiou demeurât entourée de nos égards pieux.

Dans le courant de l’année 1840, le comte de Montalivet, ancien ministre de Louis-Philippe, passa par Epinal, se rendant à Plombières, où il allait prendre les eaux. Il gîta en l’hôtel de l’ancienne Poste qui était situé en face de la Porte du Boudiou. Il ne lassa point de remarquer celle-ci, car il avait le goût des choses de l’art et de l’histoire. Il l’a bien montré en créant le musée de Versailles et en enrichissant les collections du Louvre. Il examina la tour avec le soin et la joie d’un connaisseur qui tâte avec amour le grain d’une belle statue, d’un poète qui respire une fleur du passé. Il résolut au-dedans de soi de prendre, dès son retour à Paris, les mesures d’usage pour assurer la conservation de la porte historique. Quand il repassa par Epinal, la Porte n’était plus. M. de Montalivet en eut beaucoup de dépit. Il s’en plaignit amèrement au préfet.

C’est l’avantage de la hiérarchie que tout fonctionnaire peut déverser sur un subordonné le flux des reproches qu’il reçoit d’en haut. Ce système de cascade administrative est profitable. Il disperse les responsabilités au point de les anéantir. C’est de plus un précieux onguent pour panser les blessures de la vanité humaine.

C’est pourquoi le préfet manda le chef de division responsable et lui transmit le blâme du ministre. Il l’accusa avec aigreur de ne lui avoir point soumis la délibération du conseil municipal. Nul doute qu’il ne l’eût point approuvée. Ce chef de division était un ancien soldat de l’Empire. Il avait combattu dans vingt batailles rangées. Il avait entendu siffler les balles et gronder le canon. Il avait vu l’Empereur. La réprimande d’un préfet ne pouvait l’émouvoir. Il ne se troubla point. Et, gardant la même sérénité que quand il essuyait sans broncher le feu des Kaiserlicks, il répondit simplement, avec une franchise et une rondeur militaires : « M. le Préfet, la délibération du conseil vous a été soumise comme les autres. Et vous l’avez signée, comme les autres ».

Le Préfet ne répliqua point à ces paroles pleines de vérité et de philosophie. Hélas la vieille tour était détruite et détruite pour toujours. Car la mort des choses, comme la mort des êtres, est éternelle.

D’après un texte de la société d’archéologie lorraine, paru en 1904 dans la revue “Le Pays Lorrain“.

Caporal Jules André Peugeot

Carte de JonchereyLe caporal PeugeotInauguration du monument à Joncherey en 1922La maison DocourtMonument du caporal Peugeot

 

Jules André Peugeot est né à Etupes (25) le11 juin 1893 dans une famille modeste et effectue des études pour devenir instituteur. En 1912, il obtient son premier poste « Au Pisoux » dans le haut Doubs. 

Le 26 novembre 1913, il est appelé sous les drapeaux pour trois ans et est incorporé au 44e Régiment d’Infanterie à Montbéliard. Il est promu caporal le 1er avril 1914.
En raison du contexte international, son unité est portée à la frontière d’Alsace, mais se retire de 10 kilomètres le 30 juillet en application des ordres donnés au 7ème Corps d’Armée par le ministre de la guerre.

Le samedi 1er août 1914, la mobilisation générale est décrétée.

Le dimanche 2 août, le caporal Peugeot est responsable d’un poste de surveillance, à côté de la ferme Docourt, située à l’extérieur de la commune de Joncherey (90). Vers 10 heures du matin, il entend une jeune fille crier « voilà les Prussiens ». Il aperçoit effectivement un officier allemand et quelques hommes.

La guerre n’étant pas déclarée, le caporal Peugeot s’avance pour les arrêter. L’officier allemand saisit son arme et tire plusieurs fois. Le caporal Peugeot est atteint, mais il épaule son fusil, vise l’officier allemand, et s’affaisse.

Il est ainsi, le 02 août 1914, le premier « Mort pour la France » quelques heures avant la déclaration de guerre.

Ses obsèques ont été célébrées le 4 août au temple d’Etupes.

Le 3 décembre 1915, le caporal Peugeot a été cité à l’ordre du régiment.

Un monument a été érigé en 1922 sur le territoire de la commune de Joncherey. Ce monument a été détruit par les troupes allemandes pendant la seconde guerre mondiale puis reconstruit en 1959.

Description et chronologie détaillée des faits.

Le camp Marguerre à Loison (55)

Carte village nègre 1Carte village nègreFrontonMaison capitaine MarguerreCamp Marguerre 1Camp Marguerre

 

Le camp Marguerre, situé dans la forêt domaniale de Spincourt (Meuse), était un camp situé en plein bois, à l’arrière du front allemand, opérationnel entre 1915 et 1918. Il répondait aux exigences de la « zone des étapes » : son rôle était de soutenir l’effort des armées, qui se résumait par un dépôt de munitions, la fabrique de matériaux et plus spécialement par la fabrication de béton servant aux blockhaus, tout en assurant un réseau de voies de communication, ainsi que le cheminement et l’accueil des troupes. L’une des spécificités de ce camp réside dans les décors et dans le souci d’esthétisme développé par les bâtisseurs.

Le nom de camp Marguerre provient du fait que le capitaine Hans Marguerre, ingénieur, commandait la section technique implantée à Loison, et que le camp en forêt, a été entièrement construit sous ses ordres.

Les Français lui ont donné le nom de « village nègre » à partir du moment, où le camp a accueilli les troupes montant au front, et qu’il a fallu construire des baraques en bois, afin que la capacité d’accueil soit plus grande.

Visite libre et gratuite pour les individuels (présence d’un sentier balisé). Possibilité de visite guidée pour les groupes (sur réservation uniquement).

Coquilles Saint-Jacques aux poireaux

Coquilles Saint Jacques aux poireaux

 

Préparation : 15 minutes
Cuisson : 15 minutes

Coquilles Saint-Jacques – 4 beaux poireaux – 1 verre de vin blanc – 1 pot de crème épaisse – Beurre – Sel – Poivre.

Nettoyer et trier les poireaux. Les couper en gardant 2/3 de blanc et 1/3 de vert. Les faire blanchir à la vapeur pendant 12 minutes.

Faire revenir les poireaux blanchis dans du beurre.

Rincer les noix de Saint-Jacques. Les sécher avec de l’essuie-tout. Les faire dorer dans du beurre pendant 3 minutes environ. Saler, poivrer.

Les retirer du feu, déglacer la poêle au vin blanc et remettre les noix de Saint-Jacques dans la poêle.

Ajouter la crème fraîche, laisser diminuer 10 à 15 minutes.

Présenter les noix de Saint-Jacques accompagnées des poireaux sur des assiettes individuelles. Servir chaud.

Bon appétit.